compte tenu de la nouvelle fiscalité sur les coupons et les avoirs fiscaux, est il indifférent de placer ses titres à haut rendement dans le PEA ou dans un compte titre normal. Si non sur quel type de compte est ce le plus interressant.
In article <opr3bbnnxpx09xz7@news.cis.dfn.de>, Gilles Martin <pds-gilles.martin@free.fr> writes: >Bonjour > >compte tenu de la nouvelle fiscalité sur les coupons et les avoirs >fiscaux, est il indifférent de placer ses titres à haut rendement dans le >PEA ou dans un compte titre normal. Si non sur quel type de compte est ce >le plus interressant. >
Différence 1. : les prélèvements sociaux interviennent l'année suivante sur un compte normal, à la sortie sur un PEA. Sur le PEA, on peut donc les réinvestir en attendant. Pour la sortie en rente du PEA, si on dépasse 30, 40, ou 50% du montant en plus-values, qu'on sort à plus de 70, 60 ou 50 ans, et que les taux de prélèvements sociaux n'ont pas trop changé entre-temps, on peut aussi se retrouver gagnant puisque la rente n'y sera soumise que pour 30, 40 ou 50% de son montant.
Différence 2. : au-delà de 2400 Euros (le double pour un couple), les dividendes sont soumis pour la moitié du surplus à l'impôt sur le revenu. Sur le PEA, ils en restent exonérés.
Différence 3. : les plus-values sont exonérées de l'impôt (17%) sur le PEA, indépendamment de tout seuil de cessions (mais là, il ne s'agit pas de dividendes).
Moralité : Le PEA est intéressant si les plus-values (que les dividendes contribuent à constituer) y sont importantes, relativement ou en valeur absolue. Le reste du temps, c'est quasiment équivalent. Pour des dividendes de moins de 600 Euros par an, le compte-titre ordinaire est même plus intéressant, les 10% de prélèvements sociaux ne faisant alors pas le minimum de perception de 62 Euros sont généreusement abandonnés par le fisc.
Il manque la prise en compte d'un paramètre essentiel et probablement le facteur le plus important : l'évolution toujours défavorable de la fiscalité au cours du temps (instabilité et insécurité fiscale en France) ;
Normalement le temps est l'allié de l'investisseur prudent et avisé (versus "le spéculateur") ... pas en France !
Si tu avais répondu en 1995 (Juppé I) tu aurais dit : "PEA car *aucune* imposition" (ni sur les plus-values, ni sur les dividendes -il y avait même restitution de l'avoir fiscal-, ni sur la sortie en rente, ni sur la succession) ; la question n'aurait sans doute même pas été posée.
Juppé y a mis la CSG/RDS (5% je crois à l'époque) après la modification unilatérale par l'état du contrat ; la "gauche" hurlait bien sûr ... ensuite la gauche a augmenté tout ça à 10% ... sous les huées de la droite
Maintenant la droite supprime l'avoir fiscal
Je ne détaille pas les atteintes au contrat initial portées également sur les modalités de sortie en rente ni sur celles de succession
Dans PEA le 'E' signifie Epargne, donc long terme (retraite même). Si tu choisis d'y investir, tu calcules le rendement sur le long terme (10, 20 30 ans ou plus) or je constate qu'en 10 ans seulement tu t'es déjà fait Léser (avec un 'B' majuscule).
Mon PEA avait été ouvert dès le début ; j'avais 30 ans ; j'avais prévu d'y investir régulièrement (moyens modestes) en actions à fort rendement et calculé / estimé le rendement du portefeuille sur 35 ans !
J'ai résilié mon PEA il y a trois ans ainsi que mes contrats d'assurance vie (eux aussi unilatéralement modifiés à mon désavantage exclusif) ; maintenant je vais retirer mon salaire en espèces au guichet de ma banque, chaque mois, je n'utilise plus de cartes bancaires qui laissent des traces (où, quand, combien) ... mais bien sûr je ne traverse pas la frontière pour alimenter un compte étranger non déclaré : c'est illégal (pour toi et moi mais pour la France du haut c'est peut-être un privilège toléré pour gérer les 'fonds secrets de Matignon')
Mon conseil serait plutôt d'utiliser un compte normal sur 20 000 euros en cherchant la plus value, pas le rendement, et en vendant chaque année pour moins de 15 000 euros les valeurs ayant le plus progressé (i.e. en concrétisant le maximum de PV) : étant sous le seuil de cession c'est non imposable ... pour l'instant.
Tu sors en espèces tes PV pour maintenir ton portefeuille à 20 000 E et si la fiscalité commence à changer (lire : "quand elle commencera à changer") tu peux envisager de tout retirer à moindre frais puisque seules restent les PV les moins importantes ; si le seuil n'est pas réduit à 0 du premier coup, tu peux sortir en 2 ou 3 ans.
> > Moralité : Le PEA est intéressant si les plus-values (que les dividendes > > contribuent à constituer) y sont importantes, relativement ou > > en valeur absolue. Le reste du temps, c'est quasiment équivalent. > > Pour des dividendes de moins de 600 Euros par an, le compte-titre > > ordinaire > > est même plus intéressant, les 10% de prélèvements sociaux ne faisant > > alors pas > > le minimum de perception de 62 Euros sont généreusement abandonnés par > > le fisc. > >
>je constate qu'en 10 ans seulement tu t'es >déjà fait Léser (avec un 'B' majuscule).
Vieille coutume en France. C'est bien pourquoi j'achète les tubes de vaseline par paquets de 500 !
Nos représentants (NB. qui se prennent pour des "dirigeants") ont la fâcheuse habitude de changer sans cesse les règles du jeu. Il y a plusieurs années, ils nous avaient fait le coup sur l'ancêtre du PEA (le CEA à l'époque), en rallongeant la durée de détention minimum pour conserver la "défiscalisation" liée. Comme si on passait de 5 à 10 ans sur le PEA actuel. Ce qui nous pend au nez d'ailleurs. -- pHd
> > Moralité : Le PEA est intéressant si les plus-values (que les dividendes > contribuent à constituer) y sont importantes, relativement ou > en valeur absolue. Le reste du temps, c'est quasiment équivalent. > Pour des dividendes de moins de 600 Euros par an, le compte-titre > ordinaire > est même plus intéressant, les 10% de prélèvements sociaux ne faisant > alors pas > le minimum de perception de 62 Euros sont généreusement abandonnés par > le fisc. >
Merci pour cette explication qui a le mérite d'être détaillée, claire, .... efficiente quoi !