Une banque face à ses erreurs

ctreso

Membre Junior
#1
Une entreprise ayant relevé sur son compte un certain nombre d’anomalies de facturation (application de « jours de valeur » sur des opérations au débit du compte, contrat de prêt non conforme à la législation, taux de découvert supérieur à celui indiqué dans la lettre d’accord…) nous a confié son dossier.

Compte tenu de la demande de remboursement importante qu’il convenait de formuler pour corriger les nombreuses anomalies relevées, nous avons encouragé notre client à faire appel à un avocat.

Nous avons donc présenté en détail le dossier à l’avocat, qui a conclu qu’il fallait assigner la banque. Mais avant de faire délivrer l’assignation, il a choisi d’adresser le dossier complet à la Banque lui donnant un mois pour répondre et en précisant qu’à défaut la procédure serait lancée.

Le Directeur Général de la banque vient de contacter, "hors délai" le client « en direct » pour lui proposer un rendez-vous. Cette procédure est aussi inhabituelle qu’inappropriée car la banque semble vouloir négocier en dehors de l’avocat.

Il est aussi surprenant que pour « un petit compte » le Directeur Général veuille traiter le dossier, alors qu’il y a un chef d’agence et un conseiller. Nous rejoindrait-il en pensant que ses collaborateurs sont dans l’incapacité de répondre aux problèmes soulevés ou alors que le sujet est « délicat »?

Une telle action traduit manifestement l’embarras de la banque qui voudrait, avec des arguments spécieux et vraisemblablement subjectifs, dissuader le client de poursuivre. Il est toujours plus facile de convaincre un client que son Conseil !

Mais la Banque semble oublier qu’avant de la faire assigner, le client a mûri longuement sa réflexion, que sa décision est prise et qu’elle ne pourra pas faire une proposition sans commune avec les montants réclamés. De plus l’entreprise a anticipé les réactions négatives de la banque en prenant toutes les dispositions nécessaires pour éviter les problèmes. Ainsi elle n’utilise plus son chéquier, elle a modifié les domiciliations de ses prélèvements et autres LCR., et elle veille à laisser un solde créditeur.

La banque pouvait tout à loisir répondre aux points soulevés dans le rapport d’expert et/ou contacter l’avocat pour envisager une convention transactionnelle. Elle a choisi une autre solution.

La suite dira si elle a eu raison.

Pierrick HOUGA
Associé Gérant
CTreso.
http/www.ctreso.fr
http//www.verificationtaux.fr
 
Haut