"La BCE ne devrait pas relever ses taux d'intérêt en 2005"

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#1
Conjoncture Hebdo n°154 > L'interview Semaine du 07/02/2005

"La BCE ne devrait pas relever ses taux d'intérêt en 2005"

Jean Pierre Petit est Directeur de la recherche économique et de la
stratégie d'Exane BNP Paribas.

Les politiques monétaires vont-elles rester accommodantes en 2005 ?

En Europe sûrement. A l'image de ce qui s'est passé la semaine
dernière, la Banque Centrale Européenne ne devrait pas relever ses
taux d'intérêt en 2005. La croissance médiocre, l'euro fort, la
faiblesse de l'inflation et la rigidité à la baisse du taux de
chômage sont autant de facteurs qui plaident pour un statu quo. A
l'opposé, la réserve fédérale devrait continuer à relever le loyer
de l'argent car la croissance restera dynamique aux Etats-Unis. Mais ce
processus de normalisation de la politique monétaire sera prudent et
graduel en raison de l'ampleur des dettes et de la bulle sur le marché
de l'immobilier. Pour la fin 2005, nous tablons sur un taux
d'intervention de la réserve fédérale voisins de 3,25%. L'écart
avec les taux européens sera donc très positif. Cela peut être un
facteur temporaire de soutien au dollar.

Cette remontée des taux d'intérêt à court terme américain
sera-t-elle synonyme d'une hausse des rendements à long terme ?

Je ne le pense pas. Les taux d'intérêt à long terme vont rester
durablement bas, notamment en Europe. La faiblesse de l'inflation et de
la croissance sur le Vieux Continent sont deux facteurs qui militent
pour le maintien à très bas niveau des taux d'intérêt à long
terme. Ils ne devraient pas dépasser la barre des 3,70% d'ici la fin
2005.

Quel est le plus grand risque sur les marchés financiers ?

Sans doute un excès de confiance dans la réserve fédérale
américaine. Celle-ci pourrait durcir plus fortement que prévu sa
politique monétaire, ce qui surprendrait les marchés. Or ce qui
compte ce n'est pas tant le niveau des taux d'intérêt à court terme
que l'ampleur du mouvement. Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire
contemporaine où la Fed a remonté les taux d'intérêt de près de 3
% sans provoquer une récession.


Propos recueillis par Béatrice Mathieu

[lien http://www.lexpansion.com/PID/42.html?ParutionId=2713&SectionId=30&action=S&ArticleId=81741]http://www.lexpansion.com/PID/42.html?ParutionId=2713&SectionId=30&action=S&ArticleId=81741[/lien]


 

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#2
"H. Greenfish" <[email protected]> a écrit dans le message de [email protected]


Conjoncture Hebdo n°154 > L'interview Semaine du 07/02/2005

"La BCE ne devrait pas relever ses taux d'intérêt en 2005"

Jean Pierre Petit est Directeur de la recherche économique et de la
stratégie d'Exane BNP Paribas.

>On parle du même ?! [:)]))
> www.jp-petit.com
>
>Cal


 

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#3
Le but de cet article étant bien sûr de suggérer que l'hypothèse
inverse est elle aussi possible.

H. Greenfish wrote:
> Conjoncture Hebdo n°154 > L'interview Semaine du 07/02/2005
>
> "La BCE ne devrait pas relever ses taux d'intérêt en 2005"
>
> Jean Pierre Petit est Directeur de la recherche économique et de la
> stratégie d'Exane BNP Paribas.
>
> Les politiques monétaires vont-elles rester accommodantes en 2005 ?
>
> En Europe sûrement. A l'image de ce qui s'est passé la semaine
> dernière, la Banque Centrale Européenne ne devrait pas relever ses
> taux d'intérêt en 2005. La croissance médiocre, l'euro fort, la
> faiblesse de l'inflation et la rigidité à la baisse du taux de
> chômage sont autant de facteurs qui plaident pour un statu quo. A
> l'opposé, la réserve fédérale devrait continuer à relever le
loyer
> de l'argent car la croissance restera dynamique aux Etats-Unis. Mais
ce
> processus de normalisation de la politique monétaire sera prudent et
> graduel en raison de l'ampleur des dettes et de la bulle sur le
marché
> de l'immobilier. Pour la fin 2005, nous tablons sur un taux
> d'intervention de la réserve fédérale voisins de 3,25%. L'écart
> avec les taux européens sera donc très positif. Cela peut être un
> facteur temporaire de soutien au dollar.
>
> Cette remontée des taux d'intérêt à court terme américain
> sera-t-elle synonyme d'une hausse des rendements à long terme ?
>
> Je ne le pense pas. Les taux d'intérêt à long terme vont rester
> durablement bas, notamment en Europe. La faiblesse de l'inflation et
de
> la croissance sur le Vieux Continent sont deux facteurs qui militent
> pour le maintien à très bas niveau des taux d'intérêt à long
> terme. Ils ne devraient pas dépasser la barre des 3,70% d'ici la fin
> 2005.
>
> Quel est le plus grand risque sur les marchés financiers ?
>
> Sans doute un excès de confiance dans la réserve fédérale
> américaine. Celle-ci pourrait durcir plus fortement que prévu sa
> politique monétaire, ce qui surprendrait les marchés. Or ce qui
> compte ce n'est pas tant le niveau des taux d'intérêt à court
terme
> que l'ampleur du mouvement. Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire
> contemporaine où la Fed a remonté les taux d'intérêt de près de
3
> % sans provoquer une récession.
>
>
> Propos recueillis par Béatrice Mathieu
>
>
[lien http://www.lexpansion.com/PID/42.html?ParutionId=2713&SectionId=30&action=S&ArticleId=81741]http://www.lexpansion.com/PID/42.html?ParutionId=2713&SectionId=30&action=S&ArticleId=81741[/lien]


 

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#4
"H. Greenfish" <[email protected]> a écrit dans le message de [email protected]
>Le but de cet article étant bien sûr de suggérer que l'hypothèse
inverse est elle aussi possible.

Ah, votre habitude à tirer dans les coins, lieutenant
poissonnier, va falloir vous blinder les arêtes caudales;-))


 

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#5
"Cal" <[email protected]> a écrit dans le message de [email protected]
> "H. Greenfish" <[email protected]> a écrit dans le message de
news> [email protected]
>
>
> Conjoncture Hebdo n°154 > L'interview Semaine du 07/02/2005
>
> "La BCE ne devrait pas relever ses taux d'intérêt en 2005"
>
> Jean Pierre Petit est Directeur de la recherche économique et de la
> stratégie d'Exane BNP Paribas.
>
> >On parle du même ?! [:)]))
> > www.jp-petit.com
> >
> >Cal
>
Certainement pas . Mais j'ai apprécié son ECONOMICON avec sa petite formule
d'énergie cinétique ( page 48 ) :
activité économique = 1/2 * m * v² .
Voilà ce qui arrive quand un scientifique s'intéresse à l'économie ....


 
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